Poème-Solitaire

Prends-moi ailleurs, moi la solitaire,
Là où nuages noirs se baissent, livrent leur guerre,
Prends-moi dans tes bras et serre,
Comme un dieu, comme un ciel, rejoins ma terre;
Là où petits points perdus deviennent soleil
Où le gris des cœurs mourants devient vermeil,
Montre-moi tes secrets cachés, tes merveilles,
Car ici j’étouffe, attachée, et ce funèbre sommeil,
M’assassine à feu doux, mortuaire;
Aide-moi, recouds mes ailes brisées, rudimentaires,
Je suis faible, délaissée, et je ne peux plus me taire,
Que tes mots me giflent, mais me bercent, salutaires…
Écoute-moi et serre, rallume mes cendres,
Que mes plumes redeviennent tes bûches tendres,
Qu’elles se remettent à voler avec toi, à te réapprendre,
Et laisse le temps cruel partir… ou se suspendre.

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